Hervé STIEVENART, la passion de la nature et de la photographie …

C’est l’histoire d’un passionné et donc le récit d’une passion.
Adolescent, il préférait bailler aux corneilles plutôt que
d’étudier. Par chance, il habitait dans la magnifique région de
Honnelles (où il vit toujours). Les petits oiseaux qui couraient sur
la toiture du garage de ses parents l’ont attiré. Les jumelles
offertes quelques temps auparavant avaient enfin trouvé leur usage.
Voulant connaître mieux ces « pierrots », il se plongea dans les
guides d’identification. Internet n’existait pas à l’époque ! Sa
passion est née comme ça.
Il
pratiqua l’ornithologie durant quelques années, mais la volonté de
fixer l’instant l’attira rapidement. A seize ans son premier job
d’étudiant lui permit d’acheter son premier appareil photo et deux
films. Comme pour l’ornithologie, c’est en autodidacte qu’il apprend
à déjouer les pièges techniques, qui ne doivent pas entraver son
activité. Ses sujets préférés sont les oiseaux, mais il ne peut
s’empêcher de vouloir toucher à toute cette vie qui grouille autour
d’eux.
A
18 ans, à l’heure d’un choix professionnel, la raison (et l’autorité
paternelle) l’emporte sur la passion et il se lance dans des études
supérieures bien éloignées de la nature. Non sans mal, il obtient
son diplôme d’ingénieur en construction. Il faut dire qu’il pratique
aussi l’école buissonnière et continue, tant bien que mal, à courir
les prés, les bois et les marais.
C’est à cette époque, qu’une rencontre marquera sa vie. A force de
traîner dans les marais, il rencontrera feu Monsieur Jean-Pierre
VERHAEGEN, directeur, à l’époque, du centre de Recherches
biologiques d’Harchies. La découverte de ce milieu et la rencontre
de ce scientifique passionné et photographe de surcroît resteront à
jamais marqué dans son cœur. Une longue amitié allait naître.
Sa
photographie est d’abord documentaliste, comme souvent à l’époque.
Ensuite, son activité s’affine et glisse lentement, mais sûrement
vers un côté artistique qui n’échappe maintenant à personne. Sa
quête ne le pousse pas vers les sujets rares, mais par la volonté de
montrer que la nature est belle, même près de chez soi. « Si
chacun était convaincu que la nature est si belle mais si fragile,
peut-être serait-elle mieux traitée ! ».
Et
pourtant, la vie active, privée et professionnelle, éloignera Hervé
STIEVENART de la nature durant plus de dix ans. Le mariage,
l’éducation des enfants, un diplôme de géomètre-expert immobilier,
la construction de sa maison et la mise sur pied de son bureau
d’indépendant prennent, provisoirement, le pas sur le reste.
C’est à l’occasion de vacances dans les Alpes italiennes, que la
flamme se ranima, lors de l’initiation de son fils Clément. Il
faudra encore quelques années pour qu’explose littéralement son
activité de photographe naturaliste. Ayant décidé de ne pas attendre
d’être pensionné pour faire ce qu’il aime, il reprend pleinement sa
passion, plus docile, davantage maîtrisée, à défaut d’être tout à
fait domptée. La photographie va même (enfin) devenir sa seconde (et
modeste) activité professionnelle. Malgré les années, le feu sacré
est toujours là.
Dans cette ligne de conduite, Hervé STIEVENART a maintenant la
volonté plus marquée de montrer ce qui le fait vibrer. Il estime son
stock à quelques 40.000 d’images, argentiques et numériques
confondues. Ses expositions se succèdent et son site internet met à
disposition de chacun une partie de ses trésors.
Site internet
:
http://www.photos-stievenart.com




